Traduction de lâanglais (Inde) par Anne-CĂ©cile Padoux â Ăditions 10/18
Tout arrive ! Ce blog fait aujourd’hui sa premiĂšre incursion en terre indienne !

Je ne savais pas Ă quoi mâattendre avec ce roman dĂ©jĂ ancien (il a paru en 1938). Serait-il poussiĂ©reux voire Ă©crit dans une langue ampoulĂ©e, ou encore truffĂ© de rĂ©fĂ©rences qui mâĂ©chapperaient au vu de ma faible connaissance de lâInde ? Eh bien, rien de tout ça ! Le style est simple, direct, trĂšs dialoguĂ© et emploie la technique du « flux de conscience » pour les personnages centraux de Savitri et Ramani, un couple plus nuancĂ© quâon ne pourrait sây attendre. Ramani a Ă©tĂ© trĂšs amoureux de sa femme et on comprend quâil est plus ouvert que beaucoup dâhommes de son Ă©poque, mais toute la maisonnĂ©e doit sans cesse se plier Ă ses humeurs et ses lubies du jour et supporter ses critiques (un vĂ©ritable petit tyran). Savitri est, elle, coincĂ©e dans sa vie de femme au foyer sans Ă©ducation â et bien sĂ»r sans travail â dont la vie tourne exclusivement autour de ses enfants et de son mari. MĂȘme si elle a tendance Ă passer ses nerfs sur ses deux domestiques, on la plaint donc sincĂšrement et on se rĂ©jouit quand elle finit par se rebeller. Car un jour, Ramani se met Ă rentrer de plus en plus tard du bureau et des rumeurs circulent sur ses relations avec la femme quâil a engagĂ©e dans son entrepriseâŠ
Mais que peut faire une femme dans la situation de Savitri ?

Dans la chambre obscure est un roman court (175 pages dans mon Ă©dition) dont on peine Ă croire quâil a Ă©tĂ© Ă©crit il y a presque un siĂšcle par un homme, tant son fond et sa forme sont modernes. Si certaines scĂšnes sont racontĂ©es sur un mode burlesque, bien dâautres sont poignantes et câest surtout un sentiment de tristesse et de rĂ©volte que jâai ressenti pendant ma lecture. Un classique Ă (re)dĂ©couvrir.
Lâavis de Claudialucia qui a aimĂ© elle aussi : https://claudialucia-malibrairie.blogspot.com/2014/11/rk-narayan-dans-la-chambre-obscure.html














