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Angleterre Romans

Repentirs – Chloë Ashby

Traduction de l’anglais par Anouk Neuhoff – La Table ronde

Pour le Mois anglais, c’est une très agréable et touchante lecture entre Londres et le Norfolk, recommandée par Eva, que je vous propose aujourd’hui.

Cathy est restauratrice-conservatrice de tableaux à la National Gallery de Londres (le job qui fait rêver !). Elle file le parfait amour avec Noah avec lequel elle est mariée depuis 10 ans (la veinarde : il lui masse les pieds après sa journée de travail, spontanément 😍, et il cuisine divinement). Dès leur rencontre, ils s’étaient entendus sur le fait qu’ils ne souhaitaient pas avoir d’enfants. Entre leur travail, leurs amis, la mère de Cathy et la joyeuse troupe de neveux et nièces de Noah, ils coulent depuis des jours heureux et forment un couple soudé et épanoui. Mais le vernis de cette vie sereine et bien remplie semble soudain se craqueler (ah ah, elle était facile, celle-là !).

Effet de l’horloge biologique ou de la pression sociale ? De la grossesse de sa meilleure amie qui fait remonter des souvenirs et des émotions inédites ? Toujours est-il que Cathy se sent perdue, seule avec ses questions, et que sa relation avec Noah en est totalement bouleversée.

Chloë Ashby fait preuve d’une grande subtilité en décryptant l’intimité d’un couple et les tourments d’une jeune femme « moderne » qui se demande s’il est normal que son travail occupe une telle place dans sa vie, si elle peut réellement s’accomplir sans devenir mère, tout en étant confrontée à un autre choc qu’elle n’avait pas vu venir : le roc qu’a toujours pour elle été sa mère est devenu très fragile.

L’écriture de Chloë Ashby est délicate et extrêmement sensorielle : j’ai eu l’impression de me promener sur la plage avec Cathy ou d’entendre le pinceau frôler le tableau qu’elle restaure. Le travail-passion de cette jeune femme révèle peu à peu une image que le peintre avait lui-même partiellement recouverte : c’est ce qu’on appelle un « repentir », d’où le très beau titre à double sens de cette traduction (le titre original étant Second self). Cette mise au jour accompagne Cathy dans sa recherche de son moi véritable, avec délicatesse et en restituant parfaitement les séismes intérieurs qui peuvent se produire dans une vie en apparence parfaite.

Un roman lumineux. Un beau portrait de femme. Et une autrice très prometteuse.

PS : L’histoire vraie du tableau du Hollandais Hendrick van Anthonissen que restaure Cathy est à retrouver ici avec des images avant/après restauration. Impressionnant !

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Angleterre Romans

Deux nouvelles musicales – Kazuo Ishiguro

Traduction de l’anglais par Anne Rabinovitch – Folio

Kazuo Ishiguro étant un auteur cher à mon cœur et l’activité Sing me a song battant son plein chez Sunalee, je n’ai pas hésité longtemps avant d’acheter ce petit bouquin. Ces 2 nouvelles musicales, tirées d’un recueil en réunissant 5 au total, sont respectivement intitulées Crooner et Nocturne. Je pouvais difficilement être plus dans le thème ! Et bien que né au Japon, Kazuo Ishiguro est un écrivain britannique, ce qui me permet de participer au Mois anglais également.

Dans Crooner, le narrateur est un guitariste de rue qui navigue d’un groupe de musiciens à l’autre à Venise, essentiellement sur la place Saint-Marc. Au milieu des hordes de touristes, il reconnaît un jour un chanteur désormais oublié dont les disques ont bercé son enfance. Il l’aborde pour lui faire part de son admiration et se laisse embarquer (littéralement, car cela passera par une longue scène en gondole) dans une histoire singulière. Kazuo Ishiguro instille dans ce texte d’une cinquantaine de pages une tension qui fait craindre un drame à tout moment, avant de nous livrer une conclusion certes tragique, mais très différente de celle que j’avais pu imaginer.

Nocturne poursuit la réflexion sur le prix à payer pour connaître le succès dans le monde de la musique qui est déjà au cœur de Crooner, cette fois sous l’angle du rôle capital qu’y joue l’apparence physique. Le narrateur, un saxophoniste qui n’arrive pas à percer, est coincé pendant plusieurs semaines dans un hôtel presque désert qui sert de lieu de convalescence de luxe. Son confinement lui donne l’occasion de faire une rencontre inattendue avec une influenceuse et le loisir de réfléchir à ce qui l’a conduit ici. L’ambiance est ici aussi légèrement étrange, et j’ai parfois eu le sentiment d’évoluer dans un décor à la Mulholland drive (film de David Lynch qui m’avait captivée et un peu traumatisée 😆). Heureusement pour mes nerfs, quelques scènes rocambolesques font retomber la tension. Un passage m’a même furieusement rappelé un sketch de Mister Bean dans lequel celui-ci se débattait avec une dinde de Noël. Kazuo Ishiguro s’est donc visiblement bien amusé lorsqu’il a écrit cette nouvelle de près de 100 pages, ce qui ne l’empêche pas de poser des questions très pertinentes et dérangeantes auxquelles il se garde bien de donner des réponses.

En résumé : 2 très bonnes nouvelles d’un auteur qui sait se renouveler (ni anticipation, ni contexte historique ici) sans rien perdre de son style élégant et de sa capacité à créer des atmosphères énigmatiques.


Précision pour l’activité Sing me a song : Kazuo Ishigaro avait envisagé de devenir auteur-compositeur professionnel avant de renoncer et de se tourner vers le métier d’écrivain (ce qui lui a valu le titre de Lord et surtout le prix Nobel de littérature, donc il a a priori bien fait !). Il a néanmoins écrit pour Stacey Kent plusieurs chansons que le saxophoniste Jim Tomlinson a mises en musique, notamment The summer we crossed Europe in the rain, d’une grande douceur et d’une mélancolie que j’associe pleinement à cet auteur.

Un autre avis chez Alexandra.

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Brésil Romans

Les nuits de laitue – Vanessa Barbara

Traduction du portugais (Brésil) par Dominique Nédellec

Que le retour à la dure réalité après le cocon des fêtes vous soit pénible ou que vous soyez soulagé(e) que le mois de décembre soit enfin derrière vous, jetez-vous sur Les nuits de laitue : C’est un formidable remède contre la morosité !

On y fait la connaissance d’une délicieuse galerie de personnages, tous originaux et très attachants. À commencer par Ada, « petite souris » hyper sociable qui compte parmi ces personnages de fiction que j’adorerais rencontrer dans la vie ! J’ai beaucoup ri et souri, mais la tendresse et même la tristesse affleurent aussi, et c’est un mélange très, très réussi. Toutes ces émotions, ces personnages farfelus, sans oublier les chiens qui ont visiblement un grain et Otto, ce vieux bonhomme grincheux, m’ont d’ailleurs rappelé le film d’animation Là-haut que je vous recommande au passage si vous ne l’avez pas encore vu.

Un couple qui dure :

«  Otto et Ada avaient passé un demi-siècle ensemble à cuisiner, à faire des puzzles géants de châteaux européens et à jouer au ping-pong le week-end (du moins jusqu’à l’arrivée de l’arthrite). Ada et Otto avaient vieilli côte à côte et, à la fin, ils avaient pratiquement le même timbre de voix, le même rire, la même démarche. Ada avait les cheveux courts, elle était maigre et aimait le chou-fleur. Otto avait les cheveux courts, il était maigre et aimait le chou-fleur. »

Quelques lignes qui parleront aux insomniaques :

« Pendant quatre heures sans fermer l’œil, on a le temps de faire l’aller simple jusqu’en enfer et d’y rester à ressasser des choses terribles et angoissantes, anticipant la mort d’êtres chers et laissant remonter à la surface ce qui aurait dû rester pour toujours enterré dans les profondeurs du passé : des disputes jamais réglées, des haines ravalées envers des gens disparus depuis des lustres, des choses entendues et demeurées incomprises, des tragédies, des nouvelles affligeantes. En quatre heures, on a le temps de revisiter les pires moments de son existence, dans l’ordre, et en prime on finit en sueur avec des maux de gorge et une tachycardie. »

Un grand merci à Luocine pour son billet sur ce roman qui m’a aussitôt donné envie de le découvrir (j’adore moi aussi le passage sur les savons !). Je n’ai pas regretté un instant de l’avoir mis en tête de ma liste à lire pour les Gravillons de l’hiver chez Sibylline (avec 185 pages, je suis dans les clous).

Retrouvez également les avis de Keisha et Fanja ici et .

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Croatie Romans

Les enfants de Sainte-Marguerite – Ante Tomić

Traduction du croate par Marko Despot – Les Éditions Noir sur blanc

Vous avez envie d’un roman drôle et dépaysant ? Je vous recommande le dernier Ante Tomić ! Sur une petite île de l’Adriatique, les choses commencent pourtant bien mal : un migrant qui tente la traversée vers l’Italie tombe à l’eau. Ce qui aurait pu devenir un drame va se transformer en un récit plein d’humour et de tendresse, ce qui n’empêche pas de solides piques contre la police (croate mais pas que).

Selim échappe à la noyade et a la chance d’être remis à Krste, un policier bienveillant toujours à l’affût d’une bonne combine. On est en plus à la veille de la Sainte-Marguerite avec de grandes festivités au programme qui compliquent le transfert de ce prisonnier. Jozefina et Mijo sont justement venus implorer la sainte patronne de l’île pour conjurer leur problème d’infertilité. Cacao, le propriétaire d’un immense yacht et sa jeune conquête se retrouvent en cale sèche dans le port… Tout ce petit monde va se croiser et vivre des rebondissements allant de la confection des meilleurs ćevapčići du pays à une attaque au harpon.

Photo de thoha via Pixabay

Qu’il fait bon lire un roman d’Ante Tomić ! Celui-ci m’a moins fait rire que Miracle à la combe aux Aspics dont les personnages étaient vraiment exceptionnels, mais je n’ai pas boudé mon plaisir devant les péripéties et le ton enjoué mais faussement naïf de l’auteur. C’est un roman qui fait un bien fou 🌞, happy end compris !

D’autres avis chez Pativore, Luocine, Christlbouquine, et Anne-Yès.

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Norvège Romans

Tout le monde veut rentrer chez soi – Helga Flatland

Traduction du norvégien par Dominique Kristensen – Éditions de l’Aube

« Il demeure impossible de parler avec Julie. Et après avoir vu le reste de sa famille à l’enterrement de Tarjei, je comprends d’où elle tient ça. Ce n’est pas un trait de personnalité, c’est un trait de famille. Ils ne se parlent pas, bon sang, ils ne se touchent pas – à l’enterrement de son frère, ai-je dit à Hendrik. (…) Comme si le fait qu’ils soient de la même famille ne créait pas un lien plus fort entre eux, mais formait au contraire une barrière. »

Ce très bon roman (traduit du néo-norvégien et du bokmål) est celui de la difficulté à communiquer au sein d’une famille et à devenir adulte. La mort sert ici de révélateur de situations installées depuis longtemps et qui deviennent intenables avec le deuil. Des relations à l’équilibre souvent précaire sont bouleversées, les non-dits et les malentendus ne font que grandir jusqu’à plonger ceux qui restent dans la solitude, la dépression et même la folie.

De la même autrice, j’avais déjà apprécié Une famille moderne dans lequel un divorce sur le tard chamboulait totalement une famille a priori assez idéale. Dans une veine beaucoup plus sombre, Tout le monde veut rentrer à la maison continue d’explorer les failles imperceptibles qui deviennent béantes sous le coup d’un événement traumatisant. Helga Flatland fait ici encore montre d’énormément de talent et d’une grande empathie pour chacun de ses personnages, et plus particulièrement pour les trois narrateurs : Âgés d’une vingtaine d’années, Julie, Mats et Sigurd cherchent leur voie, rejetant et recherchant leurs parents à la fois.

Pour plus de lectures nordiques, rendez-vous chez Céline !

Je découvre au moment d’écrire ce billet que Tout le monde veut rentrer chez soi fait suite à un autre roman de Helga Flatland intitulé Reste si tu peux, pars s’il le faut. C’est bon à savoir pour qui préfère découvrir les événements dans l’ordre chronologique. Cela dit, rien ne m’a manqué dans ma lecture et je suis ravie de savoir que je vais pouvoir revenir en arrière pour retrouver certains personnages et faire mieux connaissance avec quelques autres dans ce village norvégien un peu hors du monde.

Madame Lit a elle aussi aimé ce roman. Son avis est à lire ici.

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France Romans

Des nouvelles de Maupassant – podcast France culture

Adolescente, j’ai détesté Le Horla et énormément aimé Bel-Ami. Autrement dit, Maupassant, ça passe ou ça casse chez moi… Or, l’an dernier, deux billets de Patrice du blog Et si on bouquinait un peu ? m’ont donné envie de redonner une chance à cette « petite crapule de Maupassant ». Et quelle meilleure occasion que les Bonnes nouvelles organisées par Je lis, je blogue ?

J’ai légèrement rusé en optant pour une adaptation en « lecture spectacle » diffusée en 2019 sur France culture et astucieusement intitulée « Des nouvelles de Maupassant ». Une autre adaptation et deux lectures plus classiques complètent cette série de podcasts à retrouver ici.

Verdict après ce premier épisode (qui est en fait le 4e de la série) : J’ai adoré ! Pour une fois, je commencerai par la fin, enfin plus exactement par la dernière nouvelle, qui m’a totalement emballée : Dans Au bord du lit, un mari jaloux et volage (l’un n’empêche visiblement pas l’autre) est pris à son propre piège de manière très inventive par nulle autre que sa fidèle épouse. C’est jubilatoire au plus haut point (Marie-Sophie Ferdane dans le rôle de l’épouse est fabuleuse). Les autres nouvelles (Garçon, un bock ; Le signe ; Fou ? ; Confessions d’une femme ; En mer), sont plus sombres, et souvent très sensuelles. La violence peut y être souterraine ou y éclater, et il est question de jalousie, d’infidélité, et de multiples pulsions humaines pouvant aller jusqu’à la folie (Le Horla n’est jamais bien loin 😅).

C’est toujours un immense plaisir de retrouver la belle langue des classiques. La mise en scène et le jeu des comédiennes et comédiens ne sont pas pour rien dans mon enthousiasme à propos de ce podcast. On entend chaque respiration, soupir, et on est complètement sous tension jusqu’au dénouement de chacune de ces histoires. Bref, j’ai eu l’impression d’être au théâtre même s’il manquait l’image. Sur ce point, nul regret d’ailleurs, car cela m’a permis de me concentrer sur le texte, aux dialogues brillants, et sur l’ambiance si particulière des feuilletons radiophoniques dont je raffole : des pas sur le parquet, une chaise qu’on tire, une pipe qu’on allume… L’écoute au casque est fortement recommandée !

Vous l’avez compris, j’ai en ligne de mire les 3 autres épisodes de ce cycle consacré à un nouvelliste hors pair qu’il fait bon (re)découvrir. D’ailleurs, Géraldine ne disait pas autre chose il y a quelques jours en parlant des Chroniques cauchoises.

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Norvège Romans

De la jalousie – Jo Nesbø

Traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier- Éditions Gallimard

Recommandé par Je lis, je blogue lors de son rendez-vous des Bonnes nouvelles l’an dernier, De la jalousie m’a permis d’enfin lire le maître du polar norvégien, j’ai nommé Jo Nesbø. Plusieurs des nouvelles qui composent ce recueil sont de vrais coups de cœur pour moi !

Jo Nesbø s’avère un conteur extrêmement habile qui sait varier les registres et les contextes, sans oublier de manier un humour assez grinçant. Dans ce recueil, il nous plonge dans les méandres de la jalousie (le plus souvent amoureuse) et se régale visiblement à aborder des sujets très éclectiques allant de l’ego des écrivains à la pratique de l’escalade.

« Je suis toujours attiré par ce qui me rejette, m’exclut. Les récits auxquels on ne peut pas se fier. Les femmes. Les problèmes de logique. Le comportement humain. Les affaires de meurtre. Tout ce que je ne comprends pas. Je suis un homme à l’intellect limité mais à la curiosité infinie, combinaison souvent frustrante, hélas. »

Situées en Grèce, en Norvège ou dans un avion entre les États-Unis et Londres, ces 6 nouvelles sont toutes racontées à la première personne et nous mettent dans la peau d’une vendeuse dans le métro, d’un policier, d’un éboueur, d’un écrivain ou encore d’un chauffeur de taxi. Grâce au talent de l’auteur, chacune de ces voix et de leurs histoires est extrêmement crédible. Mes textes préférés sont sans aucun doute Londres, dans laquelle il est question de faux suicide assisté, et Déchets, où au fil d’une conversation avec son collègue lituanien qui était psy dans une autre vie, un éboueur impulsif s’interroge sur sa potentielle amnésie traumatique. Phtonos, la plus longue, m’a beaucoup plu également, mais une partie de l’intrigue avait un air de déjà-vu. Les 3 autres nouvelles sont d’excellente facture elles aussi et je peux donc sans réserve conseiller ce recueil aux lecteurs et lectrices qui apprécient les romans noirs, ou simplement les bonnes histoires.

Une nouvelle participation aux Bonnes nouvelles, un challenge qui court pendant tout le mois de janvier.
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Colombie Romans

La chienne – Pilar Quintana

Traduction de l’espagnol (Colombie) par Laurence Debril – Calmann-Lévy

Voilà un très court roman (128 pages) que j’ai lu presque d’une traite, envoûtée que j’étais par l’atmosphère tissée par Pilar Quintana.

Sur la côte pacifique de la Colombie, Damaris et Rogelio vivotent dans une cabane grâce aux quelques sous gagnés au prix de campagnes de pêche plus ou moins fructueuses et de ménages. En mal d’enfant, ils se sont éloignés et, depuis plusieurs années, ne font plus que cohabiter. Sur un coup de tête, Damaris adopte un jour une petite chienne à laquelle elle s’attache sans doute plus que de raison. Après une première fugue, celle-ci prend goût à la liberté et s’échappe à la première occasion. Ces abandons font passer Damaris par toute une palette d’émotions, des plus douces aux plus féroces.

C’est bien Damaris que l’on suit, et sa ou plutôt ses douleurs qui se dévoilent au fil de retours dans le passé. Mais Pilar Quintana nous parle aussi de Rogelio, bien moins fruste qu’au premier abord, et de toute une petite communauté accrochée à ce bord de mer hostile. Tous ces personnages m’ont paru extrêmement seuls, à commencer par Damaris bien sûr, une impression renforcée par leur isolement géographique. Les tempêtes, la chaleur, la mer, la jungle et sa faune, bref, la nature est également omniprésente dans ce roman. Et elle n’y est pas généreuse, mais impitoyable et menaçante.

La chienne est un roman resserré, au style sobre et poignant à la fois. Très fort et dépaysant, il se lit vite mais ne s’oubliera pas facilement.

PS : Koryfée, dont je viens de découvrir le blog, l’a aimé aussi. Sa chronique est à retrouver ici (avec en prime son adorable toutou en photo !).