Catégories
Japon Romans

La tombe des lucioles – Nosaka Akiyuki

Traduction du japonais par Patrick de Vos – Illustrations de Nicolas Delors – Éditions Philippe Picquier

Le titre de cette novella vous dit peut-être quelque chose. Et pour cause : elle a inspiré au réalisateur Isao Takahata un célèbre film d’animation sorti en France à la fin des années 1990 sous un titre légèrement différent : Le tombeau des lucioles. Je ne l’ai toujours pas vu, ma petite âme sensible craignant de ne pas s’en remettre ;-D J’ai naïvement pensé que passer par le texte original serait moins bouleversant… Eh bien, c’était raté. Mais au moins, je pense maintenant pouvoir regarder le film sans m’effondrer totalement (puisque c’est déjà fait) !

En 80 petites pages accompagnées ici de très belles illustrations de Nicolas Delort, l’écrivain Nosaka Akiyuki s’inspire sa propre expérience pour nous raconter les deux mois de la vie du jeune Seita qui suivent le bombardement de sa ville. Son dévouement et son amour pour sa petite sœur Setsuko illuminent ce roman qui décrit par ailleurs des réalités absolument terribles. Certaines personnes se montrent généreuses et révèlent le meilleur d’elles-mêmes dans ces moments difficiles, d’autres dévoilent au contraire leur mesquinerie et leur égoïsme.

Les deux premières pages m’ont, je l’avoue, fait craindre de ne pas accrocher à cette lecture car l’auteur emploie un phrasé particulier qui peut désarçonner. Rapidement, l’écriture est cependant devenue plus fluide et j’ai été emportée par l’histoire de Seita et Setsuko que j’ai lue d’une traite.

Ce livre est classé au rayon « jeunesse » de ma médiathèque, mais je le réserverai à un lectorat de 12 ou 13 ans au plus tôt parce que ce récit est particulièrement dur. Les événements sont relatés sans fard et les émotions n’en sont que plus fortes. Le destin des orphelins de guerre mérite d’être mieux connu et Nasako Akiyuki y contribue ici de magnifique manière.

PS : Pour découvrir des nouvelles et novellas du monde entier, rendez-vous chez Je lis, je blogue pendant tout le mois de janvier.

24 réponses sur « La tombe des lucioles – Nosaka Akiyuki »

Il va être temps que je me tourne vers quelques lectures plus légères, il est vrai que les dernières étaient plutôt tristes. C’est peut-être aussi parce que les romans bouleversants me marquent plus que les plus légers (que je ne chronique donc pas toujours). Le style de l’auteur est intéressant car très oral (il a aussi été cabarettiste et animateur radio).

Je n’ai entendu que du bien de ce livre. Je savais qu’il est émouvant mais je ne savais qu’il est à ce point bouleversant. C’est une très belle proposition que je me dépêche d’ajouter au récapitulatif du challenge.

Je suis très sensible dès que ça touche des enfants livrés à eux-mêmes, je l’admets. D’autres seraient sans doute moins bouleversé(e)s que moi. La postface sur l’auteur était intéressante aussi. C’était un véritable trublion, admiré de Yukio Mishima pourtant à 1000 lieues de lui. Une personnalité qui change des Japonais bien sages qu’on imagine et croise souvent.

Je pense que cela reste moins dur à l’écrit même si c’était très fort. Avec l’ajout des voix et de la musique, l’émotion doit être à son comble dans l’anime.

Un récit bouleversant, oui ! Je l’ai lu il y a trèèèèès longtemps mais j’en garde encore un souvenir fort. Dans mon édition de l’époque, il était suivi d’un autre texte court, Les Algues d’Amérique, qui m’avait marquée par son humour. Deux ambiances très différentes dans un même livre.^^

J’ai vu sur Babelio qu’il y avait eu une édition avec deux nouvelles mais la mienne ne contenait que Là tombe des lucioles et était dans un format carré. Peut-être pour l’édition jeunesse justement, avec des illustrations pleine page. La deuxième nouvelle a l’air intéressante aussi, et elle peut contrebalancer l’émotion de la première !

Le film est une petite merveille mais ça arrache le coeur c’est sûr. Je n’ai pas lu la nouvelle ; je ne crois pas que je le ferai, je garde un souvenir suffisamment tragique du film.

Décidément, il faut que je le vois. La nouvelle évoque des aspects peu romantiques sans doute gommés dans le film (dysenterie etc.), elle est plus crue je pense.

C’est ce que toutes celles et tous ceux que je connais et qui l’ont vu m’ont dit, même les plus difficiles à émouvoir ☺️. Je vais forcément pleurer aussi.

Quelle chance, je n’en ai jamais vu ! Les lucioles ont ici un double rôle, par la lumière qu’elles apportent mais aussi en tant que symboles des bombes incendiaires qui sont tombées sur le village des enfants.

bonjour, comment vas tu? je n’ai pas encore trouvé le courage de regarder la version animée. on m’a dit qu’elle était très dure. passe un bon dimanche et à bientôt!

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.