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Giboulées de soleil – Lenka Horňáková-Civade

Alma Éditeur

J’ai découvert Lenka Horňáková-Civade grâce à un podcast qui réunissait 8 autrices des pays qui avaient vécu derrière le Rideau de fer. Cette Rentrée à l’Est était l’occasion parfaite pour lire un de ses romans, recommandé par Eva qui est plus est.

Marie, qui vivait à Vienne avec sa fille Magdalena, doit quitter l’Autriche lorsque le père (juif) de sa fille (illégitime) émigre pour fuir les persécutions nazies. Elle revient dans son village tchèque qui, comme tous le pays, connaît les remous de l’Histoire, de la Deuxième Guerre mondiale jusqu’à la chute du Mur de Berlin en 1989.

Sa fille Magdalena, sa petite-fille Libuše et enfin son arrière-petite-fille Eva nous racontent chacune leur enfance et leur jeunesse. C’est donc un point de vue souvent naïf, ou en tous cas peu conscient des enjeux politiques, qui nous est présenté sur les événements qui secouent le pays. Cela rend le propos très accessible et Lenka Horňáková-Civade a une plume fort agréable : les pages se tournent toutes seules sur ces destins de femmes et je ne suis pas surprise que ce roman ait remporté le prix Renaudot des lycéens.

Marie est le personnage que j’ai préféré. Cette forte femme, qui semble ne jamais perdre son sang-froid et fait trembler les hommes du village, force l’admiration, même si elle peut se montrer très dure, avec sa fille en particulier. Quelques semaines après ma lecture, je constate cependant que je n’ai pas un souvenir très précis de cette histoire. C’est un roman agréable, mais pas un coup de cœur, même si je ne peux pas m’empêcher d’être admirative devant une œuvre écrite en français par une « autrice tchèque de naissance et pour toujours, (…) française d’adoption et pour la vie ».

Une réponse sur « Giboulées de soleil – Lenka Horňáková-Civade »

Je n’ai pas accroché à ce titre, malgré ses qualités … voici la conclusion de mon billet :
« J’ai vraiment apprécié la première partie du récit, touchée par les personnages de Marie, dont on devine, sous l’armure qui lui permet de garder la tête haute, la bienveillance et la générosité, et de Magdalena, qui sous sa robustesse, sa fraîcheur et sa fougue, abrite une naïve sentimentalité et la détresse de ceux dont l’existence se fonde sur des non-dits. La suite, dont j’ai déjà presque tout oublié, m’a perdue : cette perpétuation de naissances illégitimes servant de fil conducteur finit par nuire à la crédibilité du récit. Ceci dit, j’aurais pu m’accommoder de ce bémol, mais j’ai par ailleurs beaucoup de mal avec les jeunes narrateurs qui s’expriment comme des poètes ou des sages. Le langage que prête l’auteur à Libuše et Eva, entre fausse candeur et réflexion pseudo-philosophique, m’a paru inadapté. »

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