Traduction du japonais par Catherine Ancelot – Éditions Picquier
Une comète nous parlait il y a quelques semaines du roman Le passage de la nuit de Haruki Murakami. Aujourd’hui, c’est à mon tour de vous proposer une balade nocturne dans la capitale japonaise.

La lecture de ce roman choral d’un peu moins de 200 pages s’est avérée plutôt sympathique et m’a permis un changement d’ambiance bienvenu après des lectures tchèques et slovaques bien plus marquantes, mais aussi plus dures. Comme son nom l’indique, Bonne nuit Tôkyô se passe la nuit, sur plusieurs semaines ou plusieurs mois (on ne le sait pas précisément). On y fait la connaissance de plusieurs personnages qui se croisent sans jamais se rencontrer ou au contraire se côtoient de près. Parmi eux, on trouve des noctambules « typiques » : chauffeur de taxi, écoutante, détective privé, gérant d’un cinéma, tenancières d’un restaurant ouvert jusqu’aux petites heures du matin… Plus original : une accessoiriste de cinéma qui doit fréquemment sillonner la ville pour trouver en urgence un élément de décor pour un tournage et un brocanteur de nuit qui s’est spécialisé dans les objets cassés.

Même si l’auteur a agrémenté son roman de quelques éléments vaguement irréels, n’est pas Murakami qui veut : L’écriture est ici plutôt plate et l’histoire n’a rien d’extraordinaire. On passe juste un moment léger et dépaysant. C’était ce dont j’avais besoin, mais c’est le genre de livre qu’on oublie très vite…
Les déambulations de ces oiseaux de nuit, le plus souvent en taxi, parfois à pied, me permettent néanmoins de participer à l’activité Sous les pavés, les pages proposée par Athalie et Ingannmic.
Un peu dans le même esprit, je viens de commencer à regarder la série Midnight diner – Tokyo stories (Netflix), adaptée d’une série de mangas. J’apprécie beaucoup le format (des épisodes de 23 minutes) et l’atmosphère un brin mélancolique : chaque épisode tourne autour de l’histoire d’un ou une client(e) d’une izakaya, une petite cantine de nuit, et d’un plat emblématique (mention spéciale au ramen sans nouilles !). À déguster sans modération si vous aimez les ambiances nocturnes (pas flippantes 😅) et la cuisine japonaise !

4 réponses sur « Bonne nuit Tôkyô – Atsuhiro Yoshida »
Parfois je regrette de ne pas avoir Netflix …. Et je note ce roman qui m’a l’air bien sympa j’aime les romans japonais qui se passent la nuit …
je me méfie toujours un peu des univers japonais , je me sens trop étrangère.
Une lecture pas inoubliable mais fort plaisante, donc, et qui te rapporte deux points, grâce au nom de la ville présent dans le titre 🙂
Pourquoi pas, à défaut d’aller réellement à Tokyo, cette lecture doit être fort agréable. Merci pour ce partage.