Un petit séjour à Londres s’est improvisé pour moi la semaine dernière et m’a un peu ralentie dans mes lectures. La capitale anglaise connaît elle aussi de très fortes températures ces temps-ci : j’ai donc doublement apprécié ma visite de la National Portrait Gallery qui est passionnante et très bien climatisée 😀.
Voici un petit florilège des écrivains et écrivaines que j’y ai croisés. N’hésitez pas à jouer en commentaire si vous devinez de qui il s’agit !
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Vous imaginez bien qu’il m’a été impossible de ne pas entrer dans une librairie mais je me suis efforcée d’être raisonnable ! Voici le résultat de mon passage chez Waterstones :
Vous reconnaitrez sans doute des ouvrages recommandés par les unes et les autres…
Avant ces quelques jours de vacances, j’avais prévu de lire Le coeur glacé d’Almuneda Grandes que j’avais même proposé en LC, mais j’ai abandonné ce roman de plus de 1000 pages au bout de 150 environ… Désolée si j’ai laissé tomber une co-lectrice ou un co-lecteur dans l’affaire 😬. Une fois de plus, je ne vais donc pas réussir à participer aux Escapades européennes pourtant si tentantes chez Cléanthe et probablement pas non plus aux Épais proposés par Ta d loi du cine chez Dasola…
Sur l’invitation de Cléanthe et de ses Escapades européennes, je me suis aventurée dans les Alpes, avec un premier roman suisse qu’Eva avait aimé et chroniqué il y a quelques mois.
Escarpées, ce sont quelques mois dans la vie d’une famille au père taiseux et emporté, à la mère attentive et frustrée, aux trois filles dissemblables et inséparables. Dans le décor âpre des montagnes valaisannes, le bonheur, l’amour et la détresse affleurent, cachés sous des gestes brusques et des silences. La vie s’écoule avec ses petits et son très grand malheurs. L’espoir et la joie reviendront peut-être avec le séjour – pendant quelques mois – d’une étudiante en art.
Je le reconnais d’entrée de jeu : Escarpées a pâti de la comparaison avec Sans Silke, autre roman suisse qui parlait de la relation tissée pendant quelques mois entre une étudiante et une enfant vivant dans une famille compliquée. Écrit dans une très belle langue et composant des personnages marquants, ce court roman de Michel Layaz m’avait énormément plu.
Peut-être que la période n’était pas idéale pour lire ce roman non plus. Le besoin de vacances se fait sérieusement sentir. Comme c’est souvent le cas quand je commence à tirer sévèrement la langue, j’avais très envie de lectures plus dynamiques et j’ai d’ailleurs enchaîné avec la 4e enquête d’Armand Gamache, Défense de tuer, qui m’a « remise en selle ». Les polars un peu légers sont chez moi un excellent remède contre la fatigue intellectuelle !
À la fois heurtée et très poétique, l’écriture a indéniablement du charme mais elle m’a parfois semblé artificielle, surtout dans la bouche de Feodora, la Française du roman qui s’exprime dans un style beaucoup trop littéraire pour être crédible. Était-ce fait pour souligner encore le fossé qui sépare cette jeune femme (étudiante en art, d’un milieu privilégié, citadine et française) et la famille suisse (paysanne, pratiquante, ayant du mal à joindre les deux bouts), je l’ignore. Toujours est-il que cela m’a semblé maladroit, voire caricatural. Je suis donc restée à distance des personnages, à part sans doute de la petite dernière, si vulnérable et attachante. Je n’ai pas détesté, loin de là, mais ce sera une lecture vite oubliée.
Je vous conseille de lire l’avis d’Eva ou de Rebecca si vous voulez un son de cloche très différent du mien 🙃. Et vous pouvez aussi consulter le billet d’Eva sur le 2e roman de Marlène Mauris intitulé Falcata.