Traduction de l’anglais par Edith Ochs d’après le texte traduit du bengali par Arunava Sinha – Calmann-Lévy
Après l’Inde, c’est au Bangladesh de faire son entrée sur mon blog ! Présenté comme un livre culte dans son pays d’origine, La tante qui ne voulait pas mourir est un roman publié en 1993 – traduit en français en 2021 seulement – qui fait la part belle aux femmes.

La quatrième de couverture vante une comédie de moeurs truculente. Personnellement, je n’ai pas trouvé ce roman drôle, ce qui ne m’a pas empêchée de passer un bon moment de lecture.
Le sujet et le contexte m’ont bien sûr rappelé Dans la chambre obscure, en beaucoup moins sombre. La dénonciation de l’hypocrisie est toutefois commune à ces deux romans : dans cette société, les hommes ont des maîtresses sans le moindre scrupule mais ne supportent pas que leurs femmes soient courtisées ; celles-ci sont lucides et actives alors que les hommes sont paresseux, cupides ou violents. L’auteur parle aussi de la difficulté de vivre sous le même toit avec plusieurs générations, des jalousies intrafamiliales, des castes, du statut des veuves, etc., à travers l’histoire de Somlata, de sa tante par alliance Pishima (qui apparaît en partie sous forme de fantôme) et de Boshon, la fille de Somlata.
Ce n’est pas un roman mémorable (il m’a paru trop court pour que les personnages soient véritablement marquants), mais il se lit sans déplaisir et on compatit évidemment au sort de ces femmes dont la dernière génération semble enfin pouvoir jouir d’un peu plus de liberté.
La tante qui ne voulait pas mourir a été librement adapté au cinéma en 2013 par la réalisatrice Aparna Sen sous le titre Goynar Baksho (Le coffre à bijoux) qui est aussi le titre original du roman.
