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Soie – Alessandro Baricco

Traduction de l’italien par Françoise Brun – Folio poche

Alessandro Baricco avait su me faire rire et m’émouvoir avec sa pièce de théâtre Smith&Wesson dont l’intrigue se déroulait au Canada dans les années 1900. Cette fois, c’est dans le sud de la France et au Japon, à la fin du 19e siècle, qu’il m’a emmenée avec son très bref roman sobrement intitulé Soie.

Poussé par un certain Baldabiou, personnage terre-à-terre et habile en affaires, l’indolent Hervé Joncour parcourt à plusieurs reprises des milliers de kilomètres entre la France et le Moyen-Orient, puis entre la France et le Japon. Son travail consiste en effet à acheter des œufs de vers à soie pour l’industrie qui fait vivre son village. Au Japon, il croise le regard d’une femme « au visage de jeune fille » et dont les yeux « n’avaient pas une forme orientale ».

Après une courte et plaisante mise en place historique, l’auteur tisse une atmosphère hypnotique autour d’Hervé Joncour. Cet homme plutôt insaisissable (et insipide ?) est totalement envoûté par la belle inconnue, inaccessible pour lui. Il poursuit cependant sa vie de riche marchand, oisif la majeure partie du temps, et de mari attentionné auprès de sa femme Hélène.

Voilà un roman bien écrit, agréable à lire et qui diffuse un charme indéniable. Pourtant, c’est le genre de livre que j’oublie aussitôt refermé. Je suis visiblement restée insensible à ce qui a fait son succès et séduit de très nombreux lecteurs dont Patrice récemment encore.

24 réponses sur « Soie – Alessandro Baricco »

Le roman crée une ambiance volontairement éthérée, mais le souvenir qu’il me laisse est lui aussi très évanescent.

Je l’ai lu, il y a bien longtemps mais je me souviens d’en avoir apprécié le style d’écriture et l’ambiance que j’ai trouvé très esthétiques. Je me demande si ce n’est pas ce roman qui m’a poussée ensuite vers la littérature japonaise…

J’ai lu pas mal de romans japonais avant celui-ci. C’est peut-être pour ça que je l’ai trouvé un peu fade. Dans l’autre sens, c’est sûrement mieux car on va vers l’original,l’authentique.

Baricco était un de mes grands auteurs chouchous côté Italie à une époque. J’ai quasiment tout lu de lui, dont Soie qui n’est pas parmi mes préférés cela dit. Tu me donnes envie de me replonger dans ses livres ! Il doit m’en rester quelques-uns à lire.

Pas si fréquent d’avoir un avis un peu plus tiède sur ce livre 🙂 Pour moi, c’est une ambiance vraiment particulière qui me reste de cette lecture.

Je n’ai pas été très sensible à l’ambiance justement, même si je reconnais que l’auteur a parfaitement su la créer. Il faut dire que je lis pas mal de romans japonais dans lesquels on trouve souvent ce type d’atmosphère, avec plus de densité me semble-t-il. Mais c’était peut-être simplement une question de moment.

Je garde un très beau souvenir de ce livre qui a permis à l’auteur de se faire connaître, je l’ai lu deux fois et chaque fois je suis sous le charme de sa plume tellement poétique. Mais je comprends aussi que son style est très particulier. Il faut dire aussi que j’ai un faible pour les auteurs italiens 🙂

Je lui redonnerai sa chance, car j’ai l’impression que c’est le style « orientaliste » qui ne m’a pas emballée.

Contrairement à toi, c’est un livre chouchou qui m’a marqué et que je relis réguièrement.

Je fais partie d’une très petite minorité à ne pas avoir apprécié ce roman plus que ça. J’ai trouvé quelques avis proches du mien (voire plus durs) sur Babelio, mais ils restent marginaux aussi.

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